Gilles Vincent et l'élite du judo
Article de La Montagne du 15 Février 2012
Le Mauriacois était commissaire lors du tournoi de Paris

Le Mauriacois Gilles Vincent a vécu un moment chargé d’émotions lors du tournoi de Paris.
Credit : Centre France
Le tournoi de Paris, important dans la course à la qualification pour les Jeux Olympiques de Londres, est un des quatre tournois du Grand Chelem de judo, avec Tokyo, Rio et Moscou. Ce sont donc 584 judokas de 94 nations particulièrement remontés que Gilles Vincent a côtoyés de près en tant que commissaire. Le Mauriacois livre ses émotions une à une.
Magique. « De vivre ce tournoi de l'intérieur, voir les coulisses, la salle d'échauffement, les meilleurs judokas du monde qui restent accessibles, être si proche des tapis de compétition de ce niveau. »
Drôle. « D'accompagner un Allemand, finaliste en moins de 73 kg, au contrôle anti-dopage en veillant à ce qu'il n'absorbe aucun produit transmis par un tiers et attendre avec lui que le "pipi" arrive, en discutant en anglais de notre passion commune pour le judo… »
Surprenant. « D'assister à la pesée des plus de 100 kg : la musculature de Riner (134,8 kg), les 210 kg d'un judoka de l'Île de Guam alors que la balance n'allait pas au-delà des 150 kg. »
Émouvant. « D'appeler les combattants sur le tapis et provoquer la bronca du public de Bercy notamment quand il s'agissait de Teddy Riner… »
Impressionnant. « De voir de près la qualité du judo, les couleurs des survêtements et les attitudes de ces sportifs venus de partout dans le monde, les gestes de sympathie, de fraternité, d'humanité entre ces femmes et ces hommes si différents, même face à un enjeu sportif élevé… »
Dommage. « Que les appareils photo et les autographes soient interdits à la pesée, j'aurais pu ramener des cadeaux aux jeunes du club. Dommage, le train qui part trop tôt et m'empêche de voir le podium de Riner (course jusqu'à la gare, juste après sa victoire). »
Folklorique. « Le train bloqué au milieu de la nuit enneigée et qui me fait rentrer très tard mais qui malgré la fatigue, me fait dire : vivement la prochaine fois ! »
Olivier Miranda

